mardi 24 novembre 2009

Gekitotsu! Satsujin Ken (Shigehiro Ozawa, 1974)


Gekitotsu! Satsujin Ken
Shigehiro Ozawa, 1974
Japon

Affiche américaine

lundi 23 novembre 2009

Meat Beat Manifesto - Psyche-Out (PIAS, 1990)


5 bonnes raisons d'avoir choisi ce disque :
  • C'est Meat Beat Manifesto, soit un groupe qui a été au moins aussi important que l'oxygène entre 1990 et 1994.
  • Il s'agit d'un maxi comprenant deux remixes du titre "Psyche-Out", en tout points supérieurs à la version originale (que l'on retrouve sur l'album 99%, sorti la même année), dans deux registres totalement différents : si la Version 1 donne dans la terror-house pour transaction trouble entre Russes aux yeux vitreux à la sexualité déviante, la Version 2, elle, s'engage sur le sillon comme un type habillé en viking débarque dans une piscine municipale : avec la ferme intention de faire justice de ses mains.
  • C'est clairement le maxi qui a le record du nombre de tours sur ma platine. En même temps, c'est un des rares de cette époque là que je n'ai pas flingué, perdu ou revendu (et donc fatalement été obligé de racheter au cours des 19 années qui ont suivi).
  •  C'est incontestablement le meilleur maxi de remixes de Meat Beat Manifesto existant à cet instant très précis sur tout le Système Solaire. Le premier qui me parle du remix de "Mindstream" par Aphex Twin, c'est deux baffes.
  • Á pochette immonde, disque génial :  constate-le une fois encore.
MEAT BEAT MANIFESTO Psyche-Out (PIAS, 1990)
320kbps

samedi 21 novembre 2009

The Red Riding Trilogy


En Angleterre, ça a d'abord été une tétralogie, The Red-Riding Quartet, écrite par David Peace. Quatre romans publiés entre 1999 et 2002, où l'on suit le parcours d'un exceptionnel échantillon de pourritures sur fond de meurtres sordides dans le Yorkshire. Une série qui a valu à Peace d'être instantanément propulsé dans la catégorie des cogneurs souverains, pile entre James Ellroy et Jim Thompson. Un titre officialisé en 2005, date à laquelle il remporte le prestigieux James Tait Black Memorial Prize (plus vieux prix littéraire du Royaume-Uni), après avoir transformé l'éssai -déjà sévère- du Red Riding Quartet, avec l'imposant GB84.



En Angleterre, c'est, depuis mars 2009, devenu une série de trois téléfilms (le second volet, 1977, ayant été écarté pour raisons budgétaires) qui ont tranquillement mis à l'amende 95% des pellicules sorties dans les règles de l'art cette année (comprendre dans une salle de cinéma avec un minimum de 4 séances par jour, et pas sur une chaîne télé un jeudi soir à 21h). Le premier épisode, 1974, a d'ailleurs été depuis projeté au New York Film Festival et à l'AFI, et est programmé depuis un peu plus d'une semaine à Paris au Reflet Médicis, dans le 5ème Arrondissement. Pas de review ni de résumé, contentez-vous de mettre cette merde en première place de votre liste (à défaut de pouvoir vous enfiler les 3 parties, toutes absolument essentielles) car, même si l'on est loin du chef d'oeuvre révolutionnaire décrit par certains, on est indiscutablement en présence d'un des 2 ou 3 projets les plus impressionnants de l'année, toutes catégories d'écran confondues.








jeudi 19 novembre 2009

Vicious Base feat. D.J. Magic Mike - Back To Haunt You! (Cheetah, 1991)
















Sur le papier, le concept de Booty Bass a toujours été un truc absolument imparable : basses massives, culs stupéfiants, tu peux pas lutter. Dans les faits, c'est malheureusement surtout une phénoménale avalanche de merdes, où les disques réellement valables se comptent à peine sur les doigts d'une main. Valeur certifiée, position haut du panier, mais secret encore trop bien gardé, le Back To Haunt You! de Vicious Base fait clairement partie du absolute all-time hall of fame du genre. Longues gabardines en skaïvertex, barbes taillées au laser, mitaines à clous, transpiration contrôlée, nudité partielle, vie de rue et cadences robotisées : Base Vicieuse et le Disque-Jockey Magique Mich' n'avaient de leçon à recevoir de personne en matière de musique calibrée pour activités physiques de jeunes gens modernes. Samples orduriers, lyrics pornographiques, basses monolithique : l'essentiel y est, sublimé par un sens mélodique aussi évident qu'inattaquable et garanti livré sans fruits sur plus de 20 titres. Savoir-faire porno-funk à son meilleur pour un disque parfaitement jouissif à qui il serait bon de rendre la place de choix qu'il mérite au panthéon de la musique de sexe avec les machines.

Vicious Base feat. D.J. Magic Mike - Back To Haunt You! (Cheetah, 1991)
320kbps

mercredi 18 novembre 2009

Les Démons (Jesus Franco, 1972)


Les Démons
Jesus Franco, 1972
France/Portugal

Affiche américaine

mardi 17 novembre 2009

¡ Dios mio, Pacomio, su peluquero es tan creativo y professional !


Sculpture de Barack Obama, président des États-Unis d'Amérique, réalisée en cheveux par un coiffeur de Beijing, République Populaire de Chine, le 15 novembre 2009.


lundi 16 novembre 2009

Au service de Satan II

Q : Si, comme nous l'avons vu lors du précédent épisode de Au service de Satan, les dragons baisent des voitures, que baisent les dinosaures ?
A : Les dinosaures baisent des robots.




Q : Mais est-ce que tous les dinosaures baisent des robots ? N'existe-t-il pas une exception ?
A : Si, les Ptérodactyles. Les Ptérodactyles ne baisent qu'avec des ours.



dimanche 15 novembre 2009

Ennio Morricone - Copkiller - Original Soundtrack (WEA, 1983)
















Parce que Copkiller ce n'est pas seulement Harvey Keitel ET John Lydon ET Nicole Garcia mais aussi Ennio Morricone, on relance de dix avec la B.O. Une de mes préférées de Maître Morrique, sur laquelle on retrouve la psychotique suite "Sinfonia D'Una Citta" (qui occupe toute la première face du vinyle et qu'on avait l'habitude d'écouter avec Il Dottore Vidal dans un silence religieux, en faisant des tours de périph à bord de son inconfortable Twingo circa 2005) et le boitillant thème principal, mais aussi le frénétique "Tchaikovski's Destruction", morceau de country upbeat que Harvey Keitel écoute tout au long du film, avec ou sans peignoir, dès qu'il a 5 minutes de libre. A noter que la réédition CD contient 6 titres de plus par rapport au vinyle (principalement des prises alternatives sans grand intérêt) et une pochette différente, qui reprend le visuel de l'affiche originale.

Ennio Morricone - Copkiller (WEA, 1983)
192kbps

samedi 14 novembre 2009

Copkiller (Roberto Faenza, 1983)























Fred O'Connor (interprété par Harvey Keitel) est un bien étrange Lieutenant de police.
















Parfois, en plein milieu de la journée, sans prévenir, il rentre dans son grand appartement vide de New York et se met en peignoir.

















Là, il met un disque de country sautillante (toujours le même).

















Puis, il s'allume un cigare et savoure l'instant, en glissant doucement sur le cuir de son fauteuil.

















Il faut dire que le Lieutenant Fred O'Connor est un peu tendu à cause d'un tueur masqué qui élimine les membres de sa brigade un par un.

















Pourtant, il assure à son ex-femme journaliste (interpétée par Nicole Garcia) qu'il maîtrise parfaitement la situation.
















Et puis il retourne dans son grand appartement vide, où on apprend qu'il vit avec son co-équipier Bob Carvo (interprété par Leonard Mann), et que tous deux détournent l'argent de la drogue pour l'investir dans de grands appartements vides qu'ils comptent revendre ensuite pour s'acheter une île et des putes. Enfin, pas son co-équipier parce que lui s'est justement recasé avec l'ex-femme journaliste et qu'il est plutôt branché campagne.
 

Sauf que voilà, un intrus va venir troubler cette doucereuse tranquillité.

















Il s'agit de Leo Smith (interprété par John Lydon), qui suit Fred O'Connor depuis des mois et sait tout de sa vie et de ses odieuses combines. Il se présente un jour à la porte du grand appartement vide de Fred O'Connor et lui dit qu'il est le tueur masqué qu'il recherche et qu'il souhaite être arrêté.

















Evidemment, pour corser un peu la chose, il annonce également à O'Connor qu'il connaît ses secrets, ce qui réveille instantanément le penchant très naturel de O'Connor pour la torture à base d'appareils électro-ménagers.

















Maintenant qu'il est échauffé, O'Connor décide de séquestrer Leo Smith dans la salle de bains du grand appartement vide.

















Un soir, il décide de torturer Leo Smith avec un cigare et une petite radio portative qui diffuse un morceau de rock & roll (oui, un peu comme Michael Madsen dans Reservoir Dogs 9 ans plus tard, je vois que vous suivez).

















Sauf que Leo Smith, lui, il s'en fout, parce que non seulement sa grand-mère a prévenu la police de sa disparition, mais qu'en plus, il a caché chez elle une bande sur laquelle il a enregistré tout ce qu'il sait du Lieutenant O'Connor.

















O'Connor se rend donc chez la grand-mère de Smith. Il y découvre le portrait de son défunt grand-père (interprété de tout évidence lui aussi par Lydon).

















Mais il apprend surtout par la grand-mère de Smith que celui-ci a touché un énorme héritage et qu'il est depuis en quête de rédemption et cherche à punir quelqu'un de mauvais pour expier ses fautes.

















Forcément, de retour dans le grand appartement vide, ça barde. Mais un nouvel intrus vient perturber les retrouvailles.

















Là, on arrive à la moitié du film et je n'en dirai pas plus, si ce n'est que les choses vont devenir nettement plus raides et oppressantes durant la dernière demi-heure.
















  • POUR L'excellente prestation de John Lydon et un film qui, malgré un rythme un peu chaotique et un scénario qui aurait gagné à être un poil resseré, se place dans le haut du panier des productions italiennes de la première moitié des années 80. Basé sur un roman de Hugh Fleetwood (The Order Of Death, qui inspirera également l'année suivante un titre de P.I.L.), Copkiller servira de base à Abel Ferrara pour son génialissime Bad Lieutenant.
  • CONTRE L'horrible barbe du supérieur de Keitel.

Disponible à l'origine en VHS chez Digital Media Experience, puis brièvement réédité en DVD dans une édition absolument atroce qui a depuis été retirée de la vente.

jeudi 12 novembre 2009

Yôkai Hyaku Monogatari (Kimiyoshi Yasuda, 1968)





Yôkai Hyaku Monogatari
Kimiyoshi Yasuda, 1968
Japon

Affiche japonaise