jeudi 28 février 2013

Interview : mode d'emploi


Afin de permettre à vos yeux de se reposer, le post d'aujourd'hui, consacré aux différentes catégories d'artistes que vous pourrez rencontrer en interview, est publié sur fond blanc chez mes voisins, et néanmoins amis, d'In Bloom.
Il est accessible dès à présent ici.

mercredi 27 février 2013

mardi 26 février 2013

Alliance des profanateurs de l'aube pour transmission immédiate du gospel de la haine



"Sans un mot, Willard entra dans la maison et en ressortit avec son fusil.
Il écarta Arvin du chien, puis l’abattit d’une balle entre les deux yeux pendant que le gamin le suppliait de ne pas faire ça.
Il le tira dans les bois, et le cloua à l’une des croix."
Donald Ray Pollock  
Le Diable, Tout Le Temps

Si vous avez suivi tous les épisodes, vous savez que Crash Ocean, le deuxième album de La Chatte, sort lundi prochain sur Tsunami-Addiction et qu'il est -j'insiste bien sur le terme- gigantesque.
Accessoirement, vous savez peut être aussi que la version vinyle de Crash Ocean sortira en mai, avec deux titres bonus, sur Satanic Royalty.
Mais ça, on en reparlera.

Là, dans l'immédiat, ce que vous devez savoir c'est que le clip du troisième extrait de l'album, "Innocence", réalisé par Ruiz Stephinson, est désormais disponible à volonté ci-dessous.



Pour davantage d'agitation, La Chatte est désormais aussi disponible en Tumblr.

lundi 25 février 2013

On repeat



Arch Woodmann Dark Dark Clouds
Extrait de l'album Arch Woodmann (Platinum Records)
Paris, France

jeudi 21 février 2013

5 titres de morceaux stupides par les plus grands spécialistes du genre


5 titres de morceaux stupides par les plus grands spécialistes du genre

Anal Cunt I Sold Your Dog To A Chinese Restaurant
(extrait de l'album It Just Gets Worse, 1999)
Légende grindcore du Massachusetts, Anal Cunt, outre son patronyme particulièrement fleuri ("Con anal") s’est précisément fait connaître grâce à ses titres de morceaux par-delà les limites du retardé, parmi lesquels on peut citer ce "J’ai vendu ton chien à un restaurant chinois", mais aussi "J’aime ça quand tu meurs", "Tu aimes Supertramp", "Ton enfant est déformé", "Living Colour est mon groupe de black métal préféré", "Tu es décorateur d’intérieur", ou, plus étrange, "René Auberjonois".


Bal-Sagoth The Splendour Of A Thousand Swords Gleaming Beneath The Blazon Of The Hyperborean Empire
(extrait de l'album Starfire Burning Upon The Ice-Veiled Throne Of Ultima Thule, 1996)
Le black métal symphonique n’a jamais été avare en albums-concept aux titres aussi interminables qu’embarrassants, mais force est de reconnaître que peu dans le genre ont su rivaliser avec les Britanniques de Bal-Sagoth. Sur le même album, on note, en plus de "La splendeur d’un millier d’épées luisant sous le blason de l’empire hyperboréen", "Alors que le vortex illumine les murs cristallins de Kor-Avul-Thaa" et "Dans les forêts hantées de corbeaux de Darkenhold, où les ombres règnent et les couleurs du soleil ne dansent jamais". De quoi copieusement alimenter les fantasmes des toqués du dé à douze faces.


Don Caballero Let's Face It Pal, You Didn't Need That Eye Surgery
(extrait de l'album American Don, 2000)
"Soyons sérieux mec, tu n’avais pas besoin de cette opération de chirurgie oculaire" est extrait du quatrième album de Don Caballero, pionniers incontestés du math-rock. Issus de fragments de conversation hors contexte et de private jokes inexpliquables, les titres du groupe oscillent généralament entre assertions insensées ("Les ours voient les choses comme elles sont", "Tu bois trop de café pour un adolescent") et codes opaques ("J’ai un kilomètre, j’ai un kilomètre, j’ai un centimètre").


Aphex Twin N ∆Mᵢ⁻¹=−α ∑ Dᵢ[η][ ∑ Fjᵢ[η−1]+Fextᵢ [η⁻¹]] η=1 j∈C{ᵢ}
(extrait de Windowlicker, 1999)
Astuce utile : quand tu cherches un raccourci pour caractère spécial sur ton clavier, demande à un fan d’Aphex Twin.


Charles Mingus All The Things You Could Be By Now If Sigmund Freud's Wife Was Your Mother
(extrait de Presents Charles Mingus, 1960)
Exception qui confirme la règle, Charles Mingus n’est pas exactement un abonné aux titres alambiqués mais a su en glisser une poignée ici et là, toujours gentiment gratinés (Outre "Tout ce que tu pourrais être aujourd’hui si la femme de Sigmund Freund était ta mère", on notera "Sa robe était orange, puis bleu soie" et "Les chaussures de la femme du pêcheur sont de méchantes pantoufles").

mercredi 20 février 2013

lundi 18 février 2013

Hiding in the bushes

No Ducks #2, 1979


Commies From Mars #5, 1986


Cocaine Comix #1, 1976


Rowlf, 1971


Sin City, 1973


San Francisco Comic Book #3, 1970


Star Reach #1, 1977


Purple Cat #1, 1973


Slow Death #5, 1973


Two Point #2, 1975

jeudi 7 février 2013

5 fautes de goût majeures 100% assumées


5 fautes de goût majeures 100% assumées 


GALLEON So I Begin
(extrait du maxi So I Begin, 2001)
A ce niveau, ce n’est plus de la musique, c’est du social, de l’action de terrain. DJs en pulls rouge vif, hôtesses Baccardi, attachés commerciaux déchaînés, mineures démontées à la Manzana, de Montferrier-sur-Lez à La Valette Du Var, "So I Begin" de Galleon était là pour te le rappeler : tu es coupable. Cent fois coupable.



THE CULT Sun King
(extrait de l'album Sonic Temple, 1989)
Dites vous bien que dans un univers parallèle où on serait tous Navajos et où on ne se déplacerait qu'en Harleys volantes, ce morceau serait plus important que l'oxygène.



JOURNEY Separate Ways (Worlds Apart)
(extrait de l'album Frontiers, 1983)
A l’origine, il y a le clip : excessif, inhumain, obsédant. Et à force de le regarder entre 20 et 30 fois par jour sans que jamais la magie ne cesse d’opérer, vous réalisez un beau jour que les poses gaillardes de Steve Perry et le refrain tragico-homérique de "Separate Ways" font partie de vous, à jamais.



RICK SPRINGFIELD Jessie's Girls
(extrait de l'album Working Class Dog, 1981)
Acteur de soap à rallonge façon Feux De L’Amour devenu rock star sur un malentendu, Rick Springfield est un peu l’équivalent rock US des films 80’s avec Gérard Lanvin : jeans taille haute à 11 cm au-dessus du nombril, coucheries furtives, bastons dans les Mac Do’s et feeling "bien dans mon marcel". A noter que le morceau a été utilisé pour la meilleure scène du film Boogie Nights.



VIXEN Edge Of A Broken Heart
(extrait de l'album Vixen, 1988)
Lamborghinis blanches et Ferraris jaune banane, mini-jupes en polyester et stilettos bleu électrique, couplet Pat Benatar et refrain Bonnie Tyler, riffs façon panthère salace et guitares qui imitent le hénissement du mustang, toi sur le dos d’un dragon volant et mes couilles en flamme sur l’horizon du couchant… Oui, il y’a des jours où on tuerait pour retourner ne serait-ce qu’une après-midi dans les années 80.

mercredi 6 février 2013

On repeat



Françoise Pagan Bunker Safari
Unreleased
Bordeaux, France

Françoise Pagan est le projet rythme/danse de l'illustrateur/tatoueur/visionnaire LL Cool Jo, qui sera en concert demain soir à la Mécanique Ondulatoire avec son projet zouk/chanson Strasbourg.
Ventre De Biche et Harshlove seront également à l'affiche.
Fais en sorte d'être présent.


lundi 4 février 2013

Catholic Spray - Earth Slime (Born Bad, 2013)


Catholic Spray
Earth Slime
(Born Bad)

Texte écrit pour la bio de Earth Slime, deuxième album de Catholic Spray, dont la sortie est prévue fin mars sur Born Bad.

A l'heure du jazz conscient (cette musique faite par des gens qui la connaissent trop bien) et du sacrement des rois-puceaux (Bon Iver, James Blake, Kendrick Lamar, ces types à qui personne de sensé ne voudrait ressembler), l'essartage de l'actualité musicale n'a plus rien de la sinécure, et c'est le cœur lourd que l'on s'approche désormais de la pile de nouveautés. Et puis arrive un jour où vous tombez sur la pochette du premier album de Catholic Spray et, soudain, tout s'accélère. L’année, c’est 2011, le label, Teenage Menopause, et le disque, un concentré de ces moments de vérité crue où l’on se réveille torse nu devant un grec-frites froid à 5h du matin, dans un immeuble ravagé par les flammes d'un incendie causé par une baston entre deux trans. Guitares fouettant l’asphalte, vocaux de soulful branleurs carrément out of tune, mélodies intouchables. En d’autres termes : grosse magie sur l’eau, chef, attention. L’issue, en revanche, on ne la connaît que trop bien : un disque infernal, sublime, incandescent, et six mois plus tard le groupe explose en vol et nous laisse bavasser, seuls, pendant 20 ans.
Et puis en fait, non.

Après avoir rappelé qu’il était le groupe qui avait replacé l'épicentre du cool dans le 18ème arrondissement (« Hustling In Barbès », balancé d’entrée de jeu), Catholic Spray largue son inespéré deuxième album sur un tapis de goudron écrasé par la chaleur où filent à pleine vitesse des gerbes de refrains mongoloïdes (« Masterchief Of The Foxes », « Drift With Satan »), appuyant parfois un peu plus fort et avec plus d’assurance sur la boîte à mandales (« Black Cat »), histoire de bien souligner le propos et confirmer les progrès effectués en termes de maîtrise du véhicule. Pas de panique, cependant : le groupe roule toujours sans permis et les deux yeux bandés, guidé par les voix morveuses de Pierre et Cyprien, qui chantent comme on progresse contre le vent, en racontant des miettes de pas grand-chose, jamais rien que des histoires de sans l'sou qui voudraient bien fumer une ginos et se trouver un bout de cul, mineur s’il le faut. Le genre de types qui, lorsqu’il vous rentrent dedans, vous transmettent toute leur vie, comme une maladie.

Concassé en mille caillots infectieux, Earth Slime voit pourtant Catholic Spray quitter les marécages d'Amazon Hunt, où le groupe suait au milieu d’un tourbillon d’insectes, pour s’engager sur la voie des seigneurs, bardé de chrome et de haillons, désormais prêt à patater l’univers à 100% de ses capacités. Et tant pis si le mur de la fatalité et les chaudes heures de lose les attendent en bout de course, parce qu’à cet instant très précis, ils filent vers l’éternité pendant que les ruines de la Pitchfork Nation se calcinent et suppurent sous le soleil brûlant.

"La jeunesse peut me sucer la bite", qu'ils disent.

Et comment. Et putain de comment.

vendredi 1 février 2013

5 histoires d'amour extra-terrestres


5 histoires d'amour extra-terrestres

The Bonzo Dog Doo-Dah Band Beautiful Zelda
(extrait de l'album The Doughnut In Granny's Greenhouse, 1968)
"Beautiful Zelda from Galaxy 4 suddenly walked through my door / She has broken all the super hearts of all the superheroes in the galaxy / Why did she want to mess around with me ?" Oui, pourquoi ? Pourquoi la fille la plus cool de l'Univers est-elle allé fricoter avec ces proto-Monty Pyhton d'école d'art aux dégaines de Marc Veyrat psychotiques ? Sans doute pour leur permettre d'enregistrer un des rares morceaux à peu près écoutables de leur épuisante discographie, réactivée dernièrement avec un album de reformation intitulé Pour L'Amour Des Chiens (en français dans le texte). Tout un programme.


A.R. Kane A Love From Outer Space
(extrait de l'album "I", 1989)
Duo shoegaze formé par deux jeunes publicitaires fortunés, A.R. Kane a sans grand succès tenté de faire mourir d'ennui le Système Solaire entre 1987 et 1994 avec une poignée de disques souffreteux qui, dans les meilleurs moments, réussissaient tout juste à sonner comme du sous-Cocteau Twins chanté par des pasteurs malingres. Vague exception, "A Love From Outer-Space" voit nos deux yuppies-bohèmes jouer les ravis de la crèche acid sur un beat à peine sortable, le tout dans une ambiance "barbecue d'algues chez Raël" passablement embarrassante.


Sun Ra And His Intergalactic Astro-Solar Infinity Arkestra Love In Outer Space
(extrait de l'album The Night Of The Purple Moon, 1970)
Un navire céleste file vers le néant au son d'une comptine mécanique, sur laquelle titube un saxophone hagard et lunatique. Un peu comme si le Morricone insouciant de Danger Diabolik prenait la route d'incroyables jardins interstellaires pour la B.O. d'un space opera érotique.


The B-52's Planete Claire
(extrait de l'album The B-52's, 1979)
La femme fatale from outer space dans toute sa cosmique démesure. "She drove a Plymouth Satellite / Faster than the speed of light". Classique par delà les classiques.


Planète Zen Charlie The Spacedriver
(extrait de l'album Planète Zen, 1992)
J'aurais pu citer tout l'album ("Solar Race", "Blade Runner") mais j'ai préféré garder le tube, "Charlie The Spacedriver", single noisy pop absolument imparable de ce très mésestimé trio parisien qualifié en son temps par Bernard Lenoir de "meilleur groupe du monde" (on se calme pépère) et dont le guitariste formera par la suite les plus notoires Telepopmusik.