lundi 30 juillet 2012

On repeat





Disponible à la boutique Born Bad dès demain.

mardi 24 juillet 2012

Moissons rituelles des pénitents de l'éternelle damnation II


La promotion est désormais chose réelle dans ce bloc : voici l'affiche principale du troisième épisode des soirées New Noise vs J'irai verser du Nuoc-Mam sur tes tripes, intitulé Brutes sanguinaires, vallées maudites et surfers fantômes.
Informations de première nécessité et éléments de compréhension ci-après.

THE MEN
(NYC, USA - Sacred Bones)
Cupcakes à la moutarde
Alors qu'on ne pensait pas les voir revenir avant 2013, les New-Yorkais de The Men rempilent pour une nouvelle série de châtaignes, sans prévenir, en traîtres, juste pour l'amour du châtiment et la beauté de l'empeigne. Et accessoirement présenter leur très attendu troisième album, qui paraîtra en fin d'année sur Sacred Bones. Défouraillage sonique, songwriting de haut luxe, pop songs jouées à vitesse exponentielle et guitares fouettant l'asphalte façon early Swervedriver ou Dinosaur Jr canal historique : The Men ne sont jamais là où on les attend et ça tombe bien, c'est exactement ce qu'on leur demande.





CRASH NORMAL
(PARIS, FR - Born Bad)
Tempête d'échardes métalliques
Avec Your Body Got A Land, nouvel album paru au printemps sur Born Bad, Crash Normal a mis de côté la mitraille garage pour signer la B.O. d'un western post-apocalyptique où deux loners en transit font le compte de leurs victimes avant acheminement express vers les portes de l'enfer. Entre lo-fi des hautes plaines et surf-punk narcotique, le duo Parisien signe non seulement son meilleur disque, mais aussi un des plus beaux jamais sorti par Born Bad et de très loin ce que vous entendrez de plus vital et addictif cette année.





AMEN DUNES
(NYC, USA - Sacred Bones)
Procession psychédélique sur la mer de feu
Parce que les moines aveugles ont aussi droit à un peu de folk spectrale pour égayer leurs soirées au coin du feu dans les montagnes du Dieu cannibale, Amen Dunes a remis il y a trois ans le rock psychédélique sur le chemin de l'introspection hypnotique et des grands cauchemars lysergiques. Depuis, les moines aveugles de la montagne du Dieu cannibale dansent sur des mantras d’amour vaudou et des ballades pour pendus jusqu’aux petites heures de l’aube et le groupe de Damon McMahon s'est imposé comme une des plus fascinantes énigmes de la scène indépendante américaine.





LONELY WALK
(Bordeaux, FR - Satanic Royalty)
Messe pour l'éternelle damnation
Phalange secrète du synth-punk, Lonely Walk est composé de membres de J.C. Satàn, Black Bug et Crâne Angels. Seul groupe du Système Solaire à devoir à peu près autant à Suicide et aux Screamers qu'aux Zombies et à Syd Barrett, Lonely Walk est votre prochain groupe préféré mais vous ne le savez pas encore. Tâchez donc d’arriver à l’heure si vous ne voulez pas vous faire virer de votre propre vie.





ATTENTION AMBIANCE !
L'habillage musical inter-concerts sera assuré à la main par Froos (Teenage Menopause), Seb (XVIII Records), Ben (Tiki Lounge), JB (dDamage) et moi-même, sur le thème des maladies vénériennes à travers les âges.

Comme pour les précédents épisodes, des affiches alternatives seront réalisées et postées dans les semaines à venir. Des tirages limités de chaque affiche seront disponibles à la vente le soir du concert.

Ouverture des portes : 20h
17 euros en prévente via Digitick
19 euros sur place


LE TRABENDO
PARC DE LA VILLETTE
211 Avenue Jean Jaurès
Paris 75019

M° Porte De Pantin

dimanche 22 juillet 2012

samedi 21 juillet 2012

Angry Blue

Nouvelle sérigraphie hautement certifiée de Justin Kamerer alias Angry Blue qui marque un strike majeur dans la catégorie pourtant hasardeuse de l'affiche de film imaginaire.

Sérigraphie 2 couleurs (vert sombre et vert phosphorescent) en 18" X 24" limitée à 100 exemplaires, disponible ici pour la modique somme de 30$ (+ frais de port).

mercredi 18 juillet 2012

Into the void


Liste des artistes et catégories bannis des rayons occasion de la boutique Laurie’s Planet Of Sound à Chicago, affichée à l'attention des employés (cliquez l'image pour agrandir).

mardi 17 juillet 2012

Hand of doom

Nombreux sont les flux corrupteurs qui vous poussent chaque jour vers l'échec, mais le plus cruel et inéluctable d'entre tous reste sans nul doute celui qui, dans un imperceptible appel mental, vous guide vers la mauvaise pièce jointe au moment de l'envoi de votre CV à un employeur.

Quoique, peut-être pas en fait.

Pour tout dire, ça ne m'est arrivé qu'une fois (avec le .zip d'un album de Laibach, groupe dont je n'ai jamais réussi à écouter un disque en entier, soit dit au passage) et j'ai quand même eu le job au final.

Toujours est-il que ça ne m'empêchera pas de souffrir un instant avec toi , Vanessa Hojda.

jeudi 12 juillet 2012

Up in flames

Triple chronique extraite du numéro 11 de New Noise, qui sortira dans une dizaine de jours et dont le sommaire complet est disponible ici.

CRASH NORMAL
Your Body Got A Land
(Born Bad)

LE PRINCE HARRY
It's Getting Worse
(Teenage Menopause)

LA SECTE DU FUTUR
La Secte Du Futur
(XVIII Records)



Paris is burning

S'il est bien un label dont le parcours montre mieux que tout autre la vacuité, la veulerie et l'incompétence de la presse musicale française actuelle, c'est bien Born Bad. Ouvertement méprisés il y a encore deux ans, les disques de l'indiscipliné JB Wizzz s'invitent aujourd'hui officiellement aux festins de la racaille, jamais avare en flagornerie et servilité dès lors que le vent se met à tourner. Aucune trace par contre de ces nouveaux courtisans lorsqu'il s'agit d'affronter la tempête Your Body Got A Land, sixième album de Crash Normal et dernière sortie en date du label parisien. Le parti-pris du vinyl-only en a vraisemblablement écarté les deux-tiers d'entrée, et les autres n'ont probablement pas dépassé les trois premiers titres, noyés dans une infernale bourrasque d'échardes métalliques. Solidement amarrés à une carriole de fortune, Crash Normal traversent Your Body Got A Land comme deux desperados progressant contre le vent, claudiquant sans hâte dans un épais brouillard électrique. Loin de la mitraille ininterrompue des premiers cd-r, le duo temporise à grand renfort d'écho et de grondements synthétiques ("Moon Food"), marmonnant méthodiquement leurs fiévreuses prédications comme deux loners mutiques en transit avant acheminement express vers les portes de l'enfer ("You Can Still Run (It's A Long Race)", sublime). Ce n'est pas seulement leur meilleur disque à ce jour, c'est aussi un des plus beaux jamais sorti par Born Bad et de loin ce que vous entendrez de plus vital et addictif cette année.

Teenage Menopause et XVIII Records ne sont, eux, pas encore dans les petits papiers de l'internationale crevarde mais s'ils continuent à ce rythme, pas impossible qu'ils aient bientôt droit à leur tour à la pommade rance des fonctionnaires du cool. Le risque est d'ailleurs particulièrement sérieux pour Teenage Menopause qui, après deux réussites majeures (une compilation de singles de Jack Of Heart et l'incontournable premier LP de Catholic Spray), enfonce le clou avec le nouvel album du Prince Harry, trio synth-punk de Liège qu'on avait déjà remarqué il y a quelques années à l'occasion d'un split-LP mémorable avec les mongoloïdes Duflan Duflan. Plus tendu qu'un crackhead à une kermesse de paroisse, le groupe continue sa course hystérique vers la planète des morts à la seule vitesse qu'il connaisse : surpuissance mach 9. Basse cold-wave, synthés Screamers et grêle mercurielle, ça bataille sec côté artillerie, façon nid de crotales venimeux et règlements de compte sur le bitume ("Hit Me", "Living Dead In Toxcity"). De quoi remuer jusqu'aux bandits les plus aguerris, qui sans une ou deux accalmies salutaires ("No Brain", "No Way Out Of Wallonia") auraient sans doute eu du mal à s'envoyer l'ensemble d'une traite.

Aucun souci en revanche pour La Secte Du Futur, dont le premier album semble avoir été spécialement conçu pour les écoutes répétées. Avec pas moins de 80 refrains concassés en petits caillots infectieux et disséminés au jugé sur les 13 titres du disque, La Secte Du Futur (dont on notera la sublime pochette, signée Pierre Yeahhh, chanteur/guitariste du groupe, qui officie également chez Catholic Spray) s'impose comme le cousin braillard, loqueteux et insouciant de Your Body Got A Land. Même propension à transformer la moindre ébauche de morceau en hit single nucléaire ("Univers Perpendiculaire Vol.1"), même goût pour les irruptions inopinées au saloon ("We've Taken Over Skynet"), même facheuse tendance aux massacres sur la place du village ("Tunnel"). A la seule différence que là où Crash Normal avance posément, façon Franco Nero juché sur le chariot de la mort, La Secte Du Futur galope plutôt sur un âne enragé, à la manière d'un Crispin Glover en quête de failles spatio-temporelles dans un western futuriste. Dans un cas comme dans l'autre, la sentence est la même : carton intégral et unilatéral.

Bonus :

mercredi 11 juillet 2012

On repeat


mardi 10 juillet 2012

Dogs In Space (Richard Lowenstein, 1986)


5 bonnes raisons de (re)voir Dogs In Space :

  • Objet de culte absolu en Australie, Dogs In Space pourrait passer, après un rapide balayage en diagonale, pour un rip-off insulaire du Suburbia de Penelope Spheeris (sorti deux ans plus tôt et habilement retitré en France Les Loubards). Punks perdus-cheveux gras, musique omniprésente, absence de scénario et unhappy ending, ok, ok, on connaît l'histoire. Sauf que Dogs In Space est à peu près 425 fois meilleur.

  • Inspiré de la vie de Sam Sejavka (sub-Nick Cave connu pour avoir été le leader de The Ears à la fin des années 70, puis des atroces Beargarden, avec qui il a eu un semi-hit en Australie en 84), Dogs In Space raconte les déboires d'une bande de punks de Melbourne, partageant une gigantesque maison dans laquelle vont se dérouler les derniers mois de leur vie d'adolescents, avant de prendre le chemin de l'Université, de trouver un travail ou de mourir d'overdose (au choix). Centré autour du couple formé par Sam (Michael Hutchenche, alors en route vers la gloire inter-planétaire) et Anna (Saskia Post, dont l'essentiel de la carrière se fera à la télévision), le film vaut avant tout pour son authenticité saisissante (facilitée par l'absence quasi-totale de trame narrative) et ses personnages ultra-réalistes (certains trouveront peut être que Hutchence en fait des caisses dans le rôle de Sam, mais si vous avez déjà eu affaire à ce genre d'énergumène, vous savez qu'il est pile dedans).

  • Si Dogs In Space sonne aussi juste, c'est parce qu'il a été écrit et mis en scène par Richard Lowenstein, réalisateur de docu-dramas sur les révoltes minières des années 30, de cash-ins hasardeux avec Pete Townshend, de clips pour U2 et INXS, mais surtout colocataire de Sam Sejavka au moment des faits, et ami intime de Hutchence (à qui il dédiera un film en 2001, le plus que recommandable He Died With A Felafel On His Hand). Le type connaît donc son sujet et ses acteurs, et a suffisamment utilisé son matériel pour faire la différence entre un clip et un long métrage : mise en scène impeccable, photographie total prestige, souci maniaque du détail, on est ici plus proche de River's Edge que de Sid & Nancy.


  • Dogs In Space est très clairement le seul film que vous pourrez jamais voir sur la scène post-punk australienne de la fin des années 70. Outre Dogs In Space (le "faux" groupe du film, vaguement calqué sur The Ears, qui signe deux excellents morceaux pour l'occasion, "Dogs In Space" et "Golf Course", entre Screamers et les premiers Birthday Party), on notera les prestations des incontournables Primitive Calculators (en gros, Babyland avec 15 ans d'avance) ou des plus obscurs Thrush & The Cunts. La B.O. du film, parfaitement indispensable, réunit la quasi-totalité des titres en question (ceux de Dogs In Space étant crédités à Michael Hutchence), plus une poignée de morceaux de Brian Eno, Gang Of Four, Boys Next Door et Iggy Pop.


  • Dogs In Space contient une des meilleures scènes de playback filmées par la main de l'Homme. On y voit Ollie Olsen (pilier du synth-punk à qui l'on doit notamment les géniaux Whirlywirld et NO) reprendre le "Win/Lose" de Whirlywirld, accompagné par un magnétophone à bandes. Ça ne dure que quelques minutes, ça oscille élégamment entre le génie outrancier et le ridicule absolu, et le morceau est accessoirement le truc le plus imparable et obsédant qu'il vous sera donné d'entendre dans un film des années 80, juste devant le "Goodbye Horses" de Q. Lazzarus (que Jonathan Demme avait déjà casé dans le pénible Married To The Mob avant de le réutiliser pour Le Silence Des Agneaux) et le délicieusement irritant "To Live And Die In L.A." de Wang Chung.


Après avoir longtemps circulé sur des copies semi-officielles à l'image et au son au delà de l'approximatif, Dogs In Space est aujourd'hui disponible chez Umbrella Entertainment dans une excellente édition DVD et Blu-ray, qui contient également les deux premiers courts-métrages de Richard Lowenstein (Pedestrian et Punk Line) et le documentaire We're Living On Dog Food, consacré à la scène post-punk de Melbourne.

Tronquée, censurée et publiée dans une demi-douzaine de versions différentes, la bande originale du film est aujourd'hui way out of print et il vous faudra compter environ 25 euros pour le vinyle de la version censurée (pochette blanche) et entre 100 et 150 pour la version originale (pochette noire). Un rip vinyle de la version censurée (sur laquelle les titres de Primitive Calculators et Thrush & The Cunts sont présentés en version instrumentale) est disponible ici. Une mise à jour de l'édition originale, augmentée de titres manquants, est également téléchargeable ici. A noter qu'il existe, en parallèle, deux excellentes compilations consacrées au post-punk australien sur lesquelles on retrouve quelques-uns des groupes du film : Can't Stop It! Australian Post-Punk 1978-82 et Can't Stop It! II Australian Post-Punk 1979-84.

Une version condensée de ce post figurera dans le prochain hors-série Tsugi, 100 films musicaux à (re)découvrir, qui sera en kiosque le 21 juillet. J'y parle également de Liquid Sky, The Decline Of Western Civilization I, II & III (sur lesquels je reviendrai plus en détails ici durant l'été, une fois que le magazine sera sorti) et Intrepidos Punks (inénarrable biker-flick mexicain auquel j'avais consacré un des tous premiers posts du blog).

lundi 9 juillet 2012

Shawn K. Knight








J'avais déjà parlé de Shawn K. Knight l'an dernier, mais comme son cas s'est sérieusement aggravé, il m'a semblé important de vous rappeler son nom. Il vit toujours à Ferndale, Michigan, dans la banlieue de Detroit, et fait toujours partie du groupe Child Bite.

jeudi 5 juillet 2012

mercredi 4 juillet 2012

Moissons rituelles des pénitents de l'éternelle damnation


Après une trève de près d'un an, les soirées New Noise vs J'irai verser du Nuoc-Mam sur tes tripes reprendront le vendredi 14 septembre au Trabendo pour un troisième épisode intitulé Brutes sanguinaires, vallées maudites et surfers fantômes. Il réunira les New-Yorkais de The Men (qui viendront présenter leur troisième album, prévu pour la fin de l'année), les génialissimes Crash Normal (dont le fantastique Your Body Got A Land est très clairement le meilleur album de l'année à ce jour), les nébuleux Amen Dunes (auteurs d'un disque furieusement narcotique l'an dernier sur Sacred Bones) et le secret le mieux gardé du moment, à savoir Lonely Walk (projet synth-punk des membres de Crâne Angels, Black Bug et JC Satàn). En attendant les affiches et autres goodies qui arriveront dans les prochaines semaines, les places sont d'ores et déjà disponibles sur Digitick.

lundi 2 juillet 2012

John Baizley X Burlesque Of North America


Burlesque Of North America mettra en vente demain aux alentours de midi des sérigraphies 14 (!!!) couleurs du sublime artwork du premier album de Kvelertak, réalisé par John Baizley en 2010.

Ces tirages 36 x 24" seront limités à 165 exemplaires signés et numérotés par John Baizley, et vendus au prix unitaire de 133$. Des variantes ultra-limitées seront également proposées à 200$.
L'offre sera limitée à un maximum de deux sérigraphies (une standard + une variante) par personne.