mardi 29 mai 2012

On repeat


mercredi 23 mai 2012

How Doom Is Now?


Le Daily Note Villette Sonique édité par Red Bull depuis quelques semaines est désormais disponible en téléchargement au format pdf ici.

Outre l'histoire accélérée du Doom et du Stoner que j'ai réalisé avec Nagawika et dont j'avais déjà parlé ici et , le Daily Note Villette Sonique contient des articles sur François Kevorkian (par Didier Lestrade), I:Cube (par Philippe Azoury) les Melvins (par Françoise Massacre), Girls (par Clovis "Alain Finkielkrautrock" Goux), R. Steevie Moore et Carter & Tutti (par Julien Bécourt aka Eva Revox), un papier sur la codéine dans le rap (par Etienne Menu) et un autre sur le punk rock en 2012 (par moi, moi-même et ma propre personne), ainsi que les nébuleux mots croisés de Roland Barthes-Simpson.

A noter que le Daily Note réalisé pour les Nuits Sonores, qui contient notamment une excellente interview de Jean-Michel Jarre par Patrick Thévenin et des articles d'Olivier Lamm et de Daniel Wang, est également disponible ici.

Des exemplaires du Daily Note Villette Sonique seront évidemment disponibles ce week-end durant le festival, à l'attention des complétistes, des poissonniers et des amateurs de réalité augmentée.

mardi 22 mai 2012

Pornofulgure


Version intégrale et multi-cliquable de mon article "Pornofulgure" (retitré "X Factor") paru dans le n°50 de Tsugi (mars 2012). Si vous préférez lire sur fond blanc, la version de l'article telle qu'elle est parue dans le magazine figure en bas de page (il ne manque pas grand chose, juste une phrase et deux ou trois adjectifs écartés faute de place).


PORNOFULGURE

Music from planet X

Tout le monde aime un bon feu de bûche, la chaleur d'une ambiance bois, l'éminence d'une assise sur la peau d'un animal mort et le confort d'un textile de goût façon Equinoxe, Devernois ou Janine Pauporté. C'est bien naturel. Mais tout le confort du monde ne saurait remplacer ces plaisirs qui nous seront à jamais interdits et dont le souvenir nous ronge avec la plus ineffable cruauté aux petites heures du jour, entre deux bouffées de pipe. Je veux bien sûr parler de ces faveurs que le Tout-Puissant n'a daigné nous accorder, telles que "devenir invisible", "traverser les murs" ou "réduire ses assaillants en cendre d'un simple battement de cils". Triste sort que celui de l'Homme qui sait qu'il mourra sans jamais avoir pu faire exploser Nadine Morano dans une longue gerbe d'entrailles sous les frondaisons séculaires d'Albergaria.

Pas totalement chien, le Seigneur a toutefois consenti à nous laisser -par mégarde ou pitié- quelques super-pouvoirs d'une relative médiocrité mais à l'efficacité avérée. Ainsi, j'ai rencontré dans les banlieues nord de Paris cet énergumène parfaitement intarissable sur la variété française de 11ème catégorie, capable de s'étendre des heures durant sur les mérites de Michel Cogoni, Pierre Groscolas ou Jean-Michel Caradec. Plus loin, vers Châtelet, j'ai brièvement partagé un bureau avec une correctrice aux yeux rouges et aux mains décavées qui savait tout des documentaires animaliers diffusés sur les réseaux hertziens depuis 1984. Du côté de Pigalle, j'ai même croisé un facteur mutique que tout le quartier croyait autiste, jusqu'au jour où il s'est lancé, sans trop que l'on sache pourquoi, dans un stupéfiant exposé sur les squales à travers les âges et les continents.

Non, on ne sait ni voler, ni pulvériser les astéroïdes, mais on peut tricoter des chaussons en forme de bananes ou réciter de tête la filmographie complète de Nicolas Cage. Tel est notre sinistre destin.



Et s'il arrive qu'on me passe des coups de fil inopinés au beau milieu de la nuit pour me demander la marque du short que portait James "Buster" Douglas lors de son match historique contre Mike Tyson au Tokyo Dome le 11 février 1990 ou la réplique exacte que lance John Travolta à Nancy Allen dans Blow Out quand il essaie de la draguer sans trop en avoir l'air en l'invitant à "have a drink sometime... hmmm... in a glass ?", on fait plus généralement appel à moi pour un tout autre sujet : le porno.

Filmographies complètes et détaillées, identités civiles de pseudonymes certifiés, contacts téléphoniques directs, tout y passe. L'autre jour encore, l'ami Crame m'attrapait au vol pour me demander un brief sur les dernières actrices en vogue afin d'alimenter une note de blog à propos d'un type qui chantait torse nu à une remise de prix télévisée (ou quelque chose d'approchant). Il s'agit pourtant là d'un prodigieux malentendu, parce que, pour être tout à fait honnête avec vous, je n'y connais STRICTEMENT RIEN en porno, et je n'ai d'ailleurs jamais vraiment cherché à en savoir davantage. La vérité, c'est que c'est le porno qui est venu me chercher. Je ne plaisante pas.

En effet, à peine arrivé à Paris, j'emménageais avec un cadreur de films X, et deux mois plus tard c'était une actrice qui prenait la troisième chambre. Que les esprits prudes se rassurent, la cohabitation n'avait rien de graveleux : la fille était plus enjouée et primesautière qu'une vendeuse de glaces provençale et nous faisait des cookies le dimanche pendant qu'on regardait des films de zombies espagnols (plus lents que les italiens, mais tellement plus sournois). Parfois, elle nous emmenait, pour l'exotisme, et surtout parce que c'était le seul endroit où on leur foutait la paix, retrouver d'autres actrices/acteurs dans un bar gay près de la Gare de l'Est où des quadras virils dansaient en paraboots sur des chansons de Frida Boccara, devant trois voyageurs au bout du rouleau attendant le train de la dernière chance sans se douter qu'à quelques tables derrière eux, se trouvait le casting quasi-complet de Nique Bill ou des Tontons Tringleurs.


Le temps est passé et chacun a fait son chemin, mais l'étiquette est restée et, dix ans plus tard, alors que je pensais m'être enfin refait une virginité côté réputation, Tsugi (dont l'équipe m'avait jusqu'à présent plutôt catalogué -pour des raisons relativement obscures- dans la catégorie « fils de dictateur amateur de cuir et d'interrogatoires soutenus ») me propose un article sur la musique de films X, sujet qui, au delà de la légère crispation qu'il provoqua immédiatement au niveau de mes cervicales, posait surtout un sérieux problème. En effet, la musique de films pornos, c'est comme les films de kung-fu indonésiens, les gels douche à la tomate cerise ou les loges du Silencio : ça n'a, très franchement, pas le tiers de l'intérêt qu'on lui prête.

Tenez, par exemple, quand ils pensent au porno des années 70, la plupart des gens ont l'image de types en chemise orange qui baisent façon Jean Rochefort, ahanant doucement des blondes pneumatiques en ondulant des sourcils sous fond de turgescents riffs de wah-wha et de solos ruisselant de fuzz. La triste vérité, c'est que -outre le fait que la plupart des acteurs de l'époque ressemblent à votre boulanger- 99% des musiques de films X des 70's ne sont que des montages aussi ennuyeux qu'aléatoires réalisés à partir de banques sonores où venaient également piocher les comités d'entreprise et les kermesses de province. Ce qui explique, entre autres, pourquoi des compiles pseudo-vintage comme Porno Groove (sortie en 2009 sur Secret Stash) ne proposent en réalité que des titres enregistrés durant les années 2000 et jamais utilisés dans aucun film.

Aujourd'hui, si les sonorités ont basculé du côté du trip hop cuit à l'eau, du hip hop au mètre, voire, plus ponctuellement du metalcore bas du front ou de l'indie rock lambda, le principe reste le même : la musique de films porno reste purement accessoire et ce n'est pas demain que ça changera. Alors quoi faire ? J'avais le choix entre 3 options. Soit je continuais sur ma lancée et je vous racontais ma brève relation avec cette Norvégienne qui possédait une collection de films X à faire blêmir un puceau de 14 ans. Soit je la jouais veule et doucereux et je vous tartinais 4000 signes sur les mérites incomparables des scores de The Devil In Miss Jones, Powertool, ou -pour la jouer plus local- Gorilles Dans La Brune ou Vicères Au Poing. Soit je faisais ce que je fais finalement de mieux dans ce magazine depuis un an, à savoir une playlist.
Pas plus chien que le Seigneur, je vous en ai fait trois. Après tout, c'est le numéro 50, non ?


5 B.O.s de films X que vous pouvez écouter sans trop vous ennuyer

NEW WAVE HOOKERS 2 (1991)
Suite du cultissime New Wave Hookers (principalement connu pour se fameuse scène avec Traci Lords, supprimée après que l'actrice ait avouée qu'elle était mineure au moment du tournage), New Wave Hookers 2 vaut avant tout pour son esthétique 80 tout en bandeau éponges, lunettes asymétriques et maquillage phosphorescent, et sa bande-son punk, qui inclut des titres originaux de Chemical People, The Mimes, ainsi que le "Electrify Me" des Plugz, légendaire groupe mexicain de la scène de L.A.

SCHÜLMADCHEN REPORT (1968-1972)
Compilation éditée par Crippled Dick Hot Wax! en 1996 regroupant les thèmes d'une dizaine de soft-porns allemands réalisés entre 68 et 72, Schülmadchen Report fait partie des disques à la fois les plus authentiques et les plus fidèles aux clichés que vous pourrez trouver sur le marché. Cha-chas lubriques, farfisa balladeur et complaintes lascives : tout y est, râles paresseux compris.

NIGHTDREAMS (1981)
Avec le Cafe Flesh de Francis Delia et New Wave Hookers (cité plus haut), sans doute le porno le plus singulier et déviant des 80's. Un long cauchemar surréalistedes toasts géants jouent du saxophone pour des opiomanes partouzeurs sous fond de Wall Of Voodoo, groupe aussi incontournable que mésestimé.

CAPTAIN LUST (1977)
Considéré comme le premier film de pirates porno de l'histoire du cinéma, Captain Lust se démarque également par sa bande-son exclusivement composée de chants de marins enjoués qui rythment les charges hardies de Bobby Astyr et Jake Teague.

PORNOVISTA (1995)
Légendaire formation digi-punk lo-fi de Nice, les Dum Dum Boys sont les héros indirects de ce X français, dont ils signent également l'excellente B.O., entre synth-punk minimaliste et be-bop électronique. Accessoirement, le seul disque de cette liste qui ait fait l'objet d'une sortie officielle.


5 titres qui auraient largement eu leur place dans un porno

FRANCIS BEBEY Savanah Georgia
Extrait de African Electronic Music 1976-1982 (Born Bad, 2012)
Taux d'humidité de 120% et liaisons épicées. Titre envisageable : “Mets ton Douala”

SUKIA Touching Me Touching You
Extrait de Contacto Espacial Con El Tercer Sexo (Mo Wax, 1997)
Triolisme cagneux et post-punk en surchauffe. Titre envisageable : “Chicas in heat”

JEAN-FRANCOIS MAURICE 28° A L'Ombre
Extrait de 28° A L'Ombre (AZ, 1978)
Speedos en polyester et gourmettes plaqué or. Titre envisageable ”Adultères à Juan-Les-Pins”

WEEN Freedom Of '76
Extrait de Chocolate And Cheese (Grand Royal / Elektra, 1994)
Peignoir en satin et cheerleaders délurées. Titre envisageable : ”Le quarterback fonce dans le tas”

SCORPION VIOLENTE Ray Ov Gold
Extrait de Uberschleiss (AVANT !, 2010)
Fantômes pervers et forêts hantées. Titre envisageable : ”Orgies spectrales au bois de Morval”


3 disques sur lesquels il est recommandé de ne JAMAIS s'accoupler

MUSE Discographie intégrale
Dites-vous bien que dans 20 ans une génération de jeunes gens conçus sur "Exogenesis II" et "Knights Of Cydonia" marchera sur Terre et que vous n'aurez alors d'autre choix que de les abattre afin d'empêcher le Monde libre de tomber entre les mains de l'Antéchrist.

MARC LAVOINE C'est Ça La France
Sauf bien sûr si vous avez envie d'avoir un aperçu du fond du puits des ténèbres dans la terreur de l'espace sans fin.

LE GENERIQUE DE CHAMPS ELYSEES
Ceux qui savent, savent.


Article original (illustration de Marc Poitvin)
Cliquez sur les images pour agrandir




vendredi 18 mai 2012

Les vendredis maléfiques du comte du Luxembourg


Célébrer dans le secret de la nuit l'avènement de types sur lesquels l'Univers se pignolera demain plutôt que de pleurer avec la meute la disparition de gens dont vous vous rappeliez à peine du nom hier (désolé Donna, mais you never meant shit to me). Voilà en substance l'option qui vous est offerte par mes voyous de Get The Curse en invitant ce vendredi dans le cadre de leur résidence mensuelle Midnight Operator, génialissime projet de Mathew Jonson (à qui l'on doit ça et surtout ça) et de son frère Nathan, plus connu sous le nom de HRDVSION, dont je ne saurais que trop vous recommander le dernier maxi, Right And Tight, ne serait-ce que pour le titre ci-dessous.

Hrdvsion - Spezi Friend

En attendant l'irrémissible correction prévue ce soir au Rex, un rapide aperçu en 60mn d'un set liquide et tortueux filmé à Berlin lors d'une des dernières Boiler Room (disponible également -et plus nécessairement- en audio et en téléchargement ici).

jeudi 17 mai 2012

On repeat


mardi 15 mai 2012

1992

The Mummies / The Wolfmen Split 7" (Sympathy For The Record Industry) par Coop

Spiritualized Lazer Guided Melodies (Dedicated) par Mr Ugly

Milk Tantrum (Eve) par Chin

The Mummies Never Been Caught (Telstar)

The Young Gods T.V. Sky (PIAS) par A.R.P. Giossi

Love Battery Dayglo (Sub Pop) par Ed Fotheringham

Swell ...Well? (Spirit/Psycho-Specific)

Cows Cunning Stunts (Amphetamine Reptile)

Mercury Rev Lego My Ego (Mint Films)

The Wedding Present Silver Shorts (RCA) par Hitch

lundi 14 mai 2012

vendredi 11 mai 2012

Les vendredis maléfiques du comte du Luxembourg


Ce soir.
La guerre.

Avec, par ordre d'apparition :









Sauve ta peau.
Viens.

mercredi 9 mai 2012

New Noise #10


Pas grand chose à dire sur ce dixième numéro de New Noise, ma participation s'étant réduit à deux interviews (B L A C K I E et Violence Conjugale) et une poignée de chroniques écrites à la va-vite. Manque de temps, mais aussi de motivation après pas moins de cinq interviews tombées à l'eau pour raisons diverses (mégalomanie, attaché de presse foireux, mail arrivé trop tard). Un big up tout particulier à Death Grips, qui, après l'avoir joué racailles-mystère en refusant catégoriquement toute rencontre avec la presse, ont accordé un entretien exclusif à Pitchfork avant d'annuler l'intégralité de leur tournée via Twitter, sans même prendre la peine de prévenir les organisateurs. Où comment passer en moins de 12 mois du statut de néo-Black Flag à celui de sous-Wu Lyf. Respect.

En couve Liars
Playlist idéale Extra Life
Bibliothèque de combat Antoine Chainas - Seconde partie
Live Roadburn
Mirror Mixtape Violence Conjugale
Shoot To Thrill Mensch
Blind Test And Also The Trees
Perdu de vue 24-7 Spyz
Mercyful Cake Totimoshi

Interviews Soundgarden, Chromatics, Swans, White Hills, A Place To Bury Strangers, Bad Brains, Prurient, Mark Stewart, Saint Vitus, Disappears, Hot Chip, Carter Tutti Void, Helmet, Screaming Females, Municipal Waste, Gravenhurst, Clark, Bigg Jus, Turing Machine, Prong, Egyptology,16, B L A C K I E, Royal Thunder, Ghxst, Death And Vanilla, Witxes, Edgy 59, Black Shape Of Nexus.

En kiosque fin mai.

vendredi 4 mai 2012

It takes a nation of 50 to hang us back


Car il est parfois bon de se souvenir du temps ou tout n'était pas disponible tout de suite, c'est sans le moindre préavis et avec trois bons mois de retard que je vous annonce l'ouverture des pré-commandes pour les affiches réalisées à l'occasion des deux soirées New Noise vs J'irai verser du Nuoc-Mam sur tes tripes en octobre et novembre dernier à Glazart.

Après avoir envisagé un temps d'éditer une série ultra-limitée deluxe format XXL astucieusement présentée dans des enveloppes filées or, j'ai finalement opté pour une solution plus simple et, de fait, nettement moins onéreuse, à savoir des tirages A3 suprême-définition laser futur sur papier 300g.

Chaque affiche sera limitée à 50 exemplaires et disponible au prix unitaire de 5 euros. Si vous en prenez cinq, il vous en coûtera la somme de 20 euros. Pour la totale (soit 10 affiches + 1), le tarif est unilatéralement fixé à 35 euros.

Vous pouvez réserver votre commande par mail à preco.surtestripes AT yahoo.fr jusqu'au lundi 4 juin, en précisant les affiches souhaitées et votre lieu de résidence (pour le calcul des frais de port, dont vous serez exempté si vous habitez Paris ou les environs).

Rappel des affiches disponibles (cliquez sur les liens pour l'aperçu) :

1A : Affiche octobre 2011

1B : Desicobra

1C : La Chatte

1D : Black Bug

2A : Affiche novembre 2011

2B : La Secte du Futur I

2C : La Secte du Futur I I

2D : Duflan Duflan

2E : Mondkopf

2F : dDamage

Pour toute commande de l'intégralité des affiches, l'affiche-teaser de la soirée d'octobre sera ajoutée en bonus.